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Un
peu plus d'information sur le lapin
(Tout le texte ci-dessous provient du guide pratique
publié à titre d'information par GAMM VERT.)
BIEN
ÉLEVER ET SOIGNER LES LAPINS
L'ESSENTIEL
Ce
que vous devez savoir
Le
lapin commun (Oryctogalus cuniculus domesticus) est un mammifère
rongeur qui appartient à l'ordre des Lagomorphes. Il y a plusieurs
milliers d'années, le lapin sauvage ou lapin de garenne (Oryctogalus
cuniculus) proliférait en Espagne et sur la côte du Midi
méditerranéen. La péninsule ibérique lui doit
son nom car les Phéniciens, en confondant le lapin avec le daman,
le baptisèrent "i-shephan-im", la " Terre à
damans" vers 1100 avant Jésus-Christ. Les Romains ont diffusé
son élevage dans leur empire, notamment en France. Ce sont des
moines du Sud de la France qui ont véritablement domestiqué
le lapin au Moyen-Age pour pouvoir le consommer lors des périodes
de jeûne. Depuis la France est devenue un pays traditionnellement
producteur de lapins.
Les caractères du lapin
A
l'état sauvage, il vit en sociétés hiérarchisées
d'une dizaine d'individus dans des terriers souterrains creusés
collectivement et gardés par un guetteur. C'est un petit animal
craintif, adapté au saut et à la course. Le lapin possède
une ouïe et un odorat très bien développés.
Dans la nature, ses murs sont essentiellement nocturnes. Il s'apprivoise
facilement et devient très familier dans les élevages.
Les
races
Les
races de lapin dont les standards ont été définis
par la Fédération française de cuniculture, proviennent
des souches domestiqués à partir des populations sauvages
qui peuplaient la partie occidentale de la Méditerranée.
La plupart d'entre elles ont été obtenues par sélection
à partir du XVII ème siècle. On dénombre environ
50 races pures dont une douzaine a des effectifs notables. Le lapin est
une des rares espèces domestiquées à ne compter aucune
race disparue, grâce au travail passionné d'amateurs et d'associations
qui toutes maintiennent intactes les races régionales.
La
production
La
viande de lapin est la quatrième produite en quantité après
celle de porc, de buf et de volaille. En 1992, on estimait la production
de lapin à 150 000 tonnes de carcasses, avec une part importante
issue de l'élevage familial (moins de 20 mères). Aujourd'hui,
on compte environ 300 000 éleveur qui pratiquent encore l'élevage
fermier. Mais la tendance est à un développement d'élevage
rationnels hors sol. La consommation annuelle en France qui est d'environ
3 kg par habitant, est en augmentation régulière. La France
est le premier producteur mondial de peaux, avec un total d'environ 10
millions d'exemplaires par an. Cette activité secondaire vient
à compléter la production principale de viande.
Les
produits du lapin
Le
but d'un élevage est de consommer ou d'utiliser les produits qui
en sont issus.
La viande de lapin:
Sa valeur diététique est aussi bonne que celle de la chair
de poulet, avec une faible teneur en graisse ( 6% de gras dans les carcasses)
et environ 21 % de protéines. Un beau lapin offre une douzaine
de morceaux.
Le
fumier:
Il a une grande valeur fertilisante, supérieure à celle
du fumier de porc ou de bovin. A l'état frais, ce fumier contient
1 à 2 % d'azote, 2 à 4 % d'acide phosphorique, 1 % de potasse
et 35 à 40 % de matières organiques.
Les
peaux:
Par tannage, elles donnent un cuir souple, couvert d'un poil doux et lustré.
Les peaux blanches sont les plus recherchées.
Le
poil:
On utilise surtout celui du lapin de race Angora. Il est assez cher et
recherché pour fabriquer des produits de luxe.
L'appareil
digestif
L'alimentation est un point capital dans l'élevage du lapin. Pour
bien maîtriser ce domaine, il est important de connaître les
particularités anatomiques et physiologiques qui caractérisent
l'appareil digestif et la digestion de cet animal.
Le tube digestif
Le tube digestif du lapin est très long. Il mesure en moyenne 4,5
à 5 mètres de long pour un adulte pesant environ 5 kg. Il
se compose d'une bouche, d'un sophage, d'un estomac, d'un intestin
grêle, d'un cæcum, d'un colon terminé par un rectum
et un anus.
La
digestion
C'est
une fonction très importante et complexe qui conditionne le développement
et la croissance de l'animal. La connaissance des étapes de ce
processus permet de tirer des enseignements pratiques pour optimiser votre
élevage. Le lapin est un rongeur dont les dents sont à croissance
continue. Il lui faut un aliment relativement dur qui permet d'user en
permanence ses incisives. Avec ses incisives, le lapin déchiquette
sa nourriture en petits morceaux. Le début de la dégradation
des aliments s'effectue dans le milieu acide de l'estomac puis dans l'intestin
grêle, la première et la plus longue partie des intestins
(environ 3,3 m chez l'adulte). A ce stade, les phénomènes
digestifs ne sont possibles qu'en présence d'eau, d'où la
nécessité de bien abreuver le lapin. Ce qui reste du bol
alimentaire arrive ensuite dans le cæcum, une poche terminale assez
vaste qui représente environ un tiers du volume total de l'appareil
digestif. Ce réservoir renferme de nombreux organismes microbiens
qui transforment le reste des aliments en substances riches assimilables
par le lapin. C'est là que la cellulose est en partie dégradée.
Le contenu du cæcum s'écoule ensuite dans le colon ou gros
intestin (longueur 1,3 m chez l'adulte) qui produit des crottes molles
le matin et des crottes dures le reste de la journée.
Un
comportement particulier
Le
lapin réingère ses crottes molles en les prélevant
directement à la sortie de son anus ou éventuellement sur
le sol de la cage. Il les avale sans les mastiquer. Ce phénomène
original de coprophagie appelé caecotrophie permet au lapin d'obtenir
un complément de vitamines B et de matières azotées
de bonne qualité, à raison de 10 à 20 % de l'apport
nutritionnel. C'est un processus complexe sous le contrôle du système
nerveux. De ce fait, le lapin est sensible au moindre choc nerveux d'où
l'utilité d'installer les clapiers dans un endroit protégé.
Si vous trouvez de nombreuses crottes molles (qui se présente sous
l'aspect d'amas allongés et luisants de plusieurs crottes) dans
les cages, cela signifie que vos lapins sont dérangés et
perturbés.
Une
vie très rythmée
Des
travaux récents ont permis de déterminer et de schématiser
l'activité quotidienne du lapin alimenté à volonté
et libre de ses mouvements.
Le matin:
Il y a vidange partielle du cæcum, avec une émission de crottes
molles. Le lapin les ingère rapidement s'il n'est pas dérangé
et on constate ensuite une forte activité de digestion au niveau
de l'intestin grêle.
L'après-midi
et la nuit:
Il y a prise d'aliments, forte digestion au niveau de l'intestin grêle
avec un remplissage du cæcum et une importante activité du
colon proximal. On observe alors une émission de crottes dures.
Il faut retenir
le besoin impératif de calme pour bien élever un lapin,
car la moindre perturbation a une action néfaste sur sa digestion.
Installer vos clapiers loin de tout passage et veillez à ce que
les mangeoires et les abreuvoirs reste toujours très propres.
Le conseil: La nourriture doit être saine et bien équilibrée.
Si vous donnez à vos lapins des produits frais, veillez à
changer cette alimentation tous les jours pour éviter la fermentation.
Et apportez-la à heures régulières pour ne pas troubler
le rythme digestif.

L'ÉLEVAGE
10
Règles
En matière d'élevage du lapin, il y a quelques principes
fondamentaux connus à respecter mais il existe encore de nombreux
progrès à réaliser. Pour mettre toutes les chances
de votre côté et réussir sans problème cette
activité exigeante mais relativement simple, suivez les quelques
règles obligatoires suivantes:
1 Adapter le nombre de lapins que vous souhaitez produire à
votre disponibilité en temps et en argent
2 Prévoyez un habitat confortable bien isolé et tempéré,
à l'abri de la pluie, de l'humidité excessive et des bruits
violents.
3 Donnez
un éclairement maximal pour les cages des mères lapines
et une exposition lumineuse plus réduite pour les jeunes à
l'engraissement.
4 Entretenez
en permanence une hygiène parfaite des clapiers et du petit matériel
utilisé en les nettoyant et en les désinfectant le plus
régulièrement et fréquemment possible.
5 Distribuez
une alimentation saine, équilibrée, bien rationnée
et renouvelée quotidiennement à des heures régulières.
6 Donnez
en permanence à votre lapin une eau propre, changée quotidiennement
et fournie en quantité toujours satisfaisante.
7 Pensez
constamment à protéger vos lapins contre les maladies et
les parasites nombreux qui les menaces quotidiennement.
8 Tenez
un journal où vous notez au jour le jour toutes les opérations
effectuées, les soins que vous apportez, le type d'alimentation
que vous leur donnez et toutes les informations qui vous sembles essentielles.
9 Pour
chaque femelle et chaque mâle, établissez une fiche individuelle
où vous consignez la race, la date de naissance, les origines,
les dates de saillie, les naissances avec le nombre de petits à
la naissance et au sevrage. Vous pouvez également tenir une fiche
par portée de lapereaux qui doit comporter le nombre d'animaux
sevrées avec leur poids.
10 Etablissez
un planning sur lequel vous regrouperez toutes les opérations quotidiennes
et les travaux occasionnels à effectuer.

L'ACHAT
Les
conseils
La
réussite de votre élevage commence déjà avec
l'achat des lapins. C'est un acte à ne pas prendre à la
légère et qui mérite un temps de réflexion.
Les quelques indications pratiques énumérées dans
ce chapitre vous permettront de bien débuter dans votre nouvelle
activité d'éleveur de lapins.
Où le trouver ?
Sur les marchés locaux, la qualité peut-être au rendez-vous
mais les mauvaises surprises également. Contactez les associations
d'éleveurs et de sélectionneurs de lapins ou consultez les
pages jaunes de l'annuaire pour obtenir les adresses des producteurs proches
de votre domicile.
Vous pouvez aussi rencontrer des éleveurs confirmés dans
des expositions comme le salon de l'Agriculture à Paris.
Combien
de lapins ?
Cela
dépend de votre disponibilité, du temps que vous souhaitez
consacrer quotidiennement à cet élevage mais aussi de l'espace
dont vous disposez pour l'installation des clapiers et de votre budget.
Avant l'achat, n'oubliez pas les problèmes éventuels pour
faire garder vos lapins quand vous vous absentez. Commencez avec quelques
reproducteurs et augmentez peu à peu votre élevage en fonction
de vos connaissances et de votre savoir-faire.
L'âge
idéal
Il
est préférable d'acheter des jeunes lapins qui s'habituent
plus facilement à un nouvel environnement en attendant la reproduction.
De plus, ils coûtent moins chers que des reproducteurs adultes.
Nous vous conseillons d'acheter des lapereaux d'au moins six semaines.
Pour un élevage traditionnel, on compte en moyenne un mâle
pour huit femelles.
Quelle
race ?
Les
offres de lapins reproducteurs sont nombreuses. Privilégiez celles
émanant d'éleveurs agréés par la FENALAP.
Achetez des sujets de race pure qui offrent des performances de croissance,
de prolificité et de fertilité testées et bien connues.
Recherchez une race robuste, qui présente à la fois de bonnes
performances maternelles et une croissance convenable.
Le
bon choix
Avec
un peu d'attention, vous repérerez le lapin en bonne santé
et le sujet malade. Ce dernier reste dans son coin, amorphe et indifférent,
sans réaction vis-à-vis des bruits environnants. Souvent,
il regarde devant lui avec un regard fixe un peu terne. Certaines caractéristiques
doivent vous alertez : un ventre dur et gonflé, des éternuements,
une tous fréquente, un écoulement nasal, des yeux larmoyants,
un pelage hérissé et souillé sont des signes révélateurs
d'une mauvaise santé.

LES
RACES
Les lapins géants
Sur
50 races pures de lapins reconnues par la Fédération française
de cuniculiculture, on distingue quatre grandes races principales:
Le Géant des Flandres
Le premier standard de ce lapin d'origine belge a été fixé
en 1895 mais les éleveurs français ne l'ont reconnu et adopté
qu'en 1919. Il présente un grand corps long, avec une musculature
puissante et une ossature forte. Ses oreilles sont droites avec leur extrémité
un peu en forme de cuillère. Elles sont également velues.
Le fanon qui est plat n'existe pas chez le mâle. La fourrure est
courte, lisse et dense. Les couleurs grises sont les plus répandues
(gris garenne, gris lièvre, gris fer et gris acier). Il existe
des robes noires, bleues, albinos et fauves. Le mâle pèse
en moyenne 6 kg et la femelle de 6 à 8 kg.
Bon à savoir: cette race populaire est élevée davantage
pour son standard et pour servir d'améliorateur dans les croisements,
que pour sa chair filandreuse. Comptez environ six mois pour que les lapins
atteignent leur poids optimal.
Le
Géant Papillon Français
Cette
race d'origine française bénéficie toujours d'une
très grande popularité, notamment chez les éleveurs
allemands. Son nom vient de la pigmentation de son nez qui, vue de face,
rappelle un peu la forme d'un papillon qui aurait ses ailes déployées.
C'est un lapin au corps puissant avec une musculature équilibrée
et une ossature moyenne. La fourrure dense et lustrée est blanche
et porte différentes taches et des marques noires ou bleues bien
délimitées sur la tête et le corps et l'arrière-train,
avec une raie bien nette sur le dos.
Bon à savoir: c'est un petit gabarit parmi les géants, avec
un poids minimal de 5 kg pour les deux sexes. Mais il est apprécié
pour sa chair très fine, sa prolificité et la précocité
dont il fait preuve.
Le
Géant Blanc du Bouscat
Ce
solide lapin a été obtenu par un couple d'éleveurs
girondins, M. et Mme Dulon, à partir de croisement entre le Géant
des Flandres, l'Argenté de Champagne et l'Angora. Il a été
présenté pour la première fois à Paris en
1910. Le corps est allongé et robuste, avec une musculature puissante
et bien équilibrée. L'ossature est moyenne, la tête
étant plus large chez le mâle que chez la femelle. La fourrure
assez longue, dense et lustrée, est blanche, complètement
dépigmentée. Ses ongles apparaissent aussi blanc-rosé.
Chez le mâle, le poids moyen est de 6 kg. Il est un peu plus important
pour la femelle.
Bon à savoir: vigoureuse, cette race est souvent utilisée
dans les croisements avec le Néo-zélandais et avec le Grand
Russe.
Le
Bélier Français
Le
standard de ce curieux lapin a été reconnu en 1922. Il a
été obtenu par un éleveur parisien, M. Cordonnier,
à partir du Bélier Anglais croisé avec des Géants
des Flandres et des lapins normands. Le corps est très ramassé,
doté d'une ossature forte et d'une musculature puissante, notamment
sur les pattes postérieures. La fourrure assez longue et lustrée
est en générale grise, noire, brune ou blanche. Sous la
gorge, il présente un repli de peau qui fait penser à un
goitre. Les deux sexes ont un poids identique d'environ 5 kg, mais il
est possible d'obtenir des lapins beaucoup plus lourds.
Bon à savoir: Le bélier se distingue avant tout par ses
très grandes oreilles qui retombe de chaque coté d'une grosse
tête. Mais c'est une race intéressante pour ses râbles
très épais et ses cuisses bien rebondies.
En
pratique
Pour
la production de chair, il est évidemment plus intéressant
d'élever des lapins de grande taille. Les races lourdes possèdent
des reproducteurs qui peuvent atteindre en moyenne entre 5 et 8 kg. Mais
attention, ce sont des lapins parfois peu fertiles et peu prolifiques,
plus difficiles à élever et beaucoup moins précoces.
Seuls les jeunes grandissent très vite (ils peuvent prendre en
moyenne 40 à 45 g par jour). Cependant cette croissance exceptionnelle
demande une alimentation très riche, toujours bien équilibrée
et distribuée en grande quantité. Des détails qui
influent bien évidemment sur la rentabilité de l'élevage.
Leur poids important les rend également inapte à un élevage
sur grillage qui entraîne des maux de pattes fréquents. Vous
devez les installez dans des cages à litière, profondes
et spacieuses.
Le
conseil: pour la beauté des fourrures et le côté
curiosité, vous pouvez avoir un ou deux couples de races géantes.
Mais pour la production régulière de chair à destination
familiale, il est préférable que vous ayez des lapins de
taille moyenne, plus prolifiques et plus rapides à atteindre l'âge
où ils sont bons à consommer.
Les
races de format moyen
Il
existe dix neuf races moyennes pures de lapins. Certaines sont peu répandues
dans les élevages français comme par exemple: le Beveren,
le Blanc de Hotot, le Blanc de Vendée, le Californien, le Chamois
de Thuringe, le Gris du Bourbonnais, le Grand Russe, le Japonais, le Lièvre
belge, le Bleu et Blanc, le Noir et Blanc, le Normand et le Papillon rhénan.
Il s'agit le plus souvent de races régionales ou même locales
qui présentent des qualités non négligeables, mais
n'ont pas réussi à connaître une expansion.
Alaska
Ce beau lapin serait une création française obtenue à
la fin du XIX ème siècle. Le corps est arrondi et massif,
avec une musculature fortement exprimée et une ossature moyenne.
La fourrure assez fine et dense est noir profond, parsemée de nombreux
poils blancs. Le poids oscille en moyenne entre 3 et 3,5 kg pour les deux
sexes.
Bon à savoir: facile à élever, cette race de lapin
au caractère vif est très prolifique. Elle donne une chair
excellente, très appréciée pour sa finesse.
Argenté
de Champagne
Le
standard de cette race très ancienne (elle est mentionnée
dès le milieu du XVIIème siècle) a été
fixé en 1912. Le corps est arrondi avec une apparence massive.
La musculature est compacte, puissamment développée. La
fourrure est dense, assez longue, d'une couleur générale
gris bleu ardoise. Les deux sexes atteignent un poids optimal de 4,5 à
5 kg.
Bon à savoir: c'est un beau lapin, très séduisant
en élevage qui permet d'obtenir une carcasse à fort rendement.
Fauve
de Bourgogne
Les
premières traces de l'élevage de cette variété
très rustique ont été trouvées en Bourgogne
au début du XIXème siècle. Le corps est ramassé
et massif, avec une musculature très pissante et une ossature forte.
La fourrure dense, assez lustrée, est d'un beau fauve roux uniforme.
Le poids moyen chez les deux sexes est de 4 à 4,5 kg.
Notre conseil: la chair ferme et serrée de cette race solide est
considérée comme étant une des meilleures. Les qualités
d'élevage de ce lapin sont bonnes, avec une croissance souvent
satisfaisante.
Néo-zélandais
blanc
Contrairement
à ce que pourrait laisser son nom, cette race très répandue
dans les élevages est d'origine américaine. Elle entre dans
la plupart des croisements à la base des souches françaises
élevées pour la chair. Le corps très développé
présente des râbles bien remplis. La musculature est compacte,
répartie régulièrement sur une ossature forte. La
fourrure uniforme et dense est blanche. Le poids est de 4 à 4,5
kg.
Bon à savoir: cette variété est le type même
du lapin de chair. Croisez-la avec des Fauves de Bourgogne, vous obtiendrez
des sujets hybrides à la robe noire dont la croissance rapide est
vraiment très rentable.
Bleu
et Blanc de Vienne
Ces
deux races très proches ont été créées
en Autriche. Le Bleu a été présenté pour la
première fois dans son pays d'origine en 1895 et le Blanc en 1907.
Ils ont été reconnus en France en 1926. Ces deux beaux lapins
ont une musculature compacte et puissante, portée par une forte
ossature. La fourrure est dense, souple et fine, les yeux d'un gris-bleu
intense. Chez le Bleu, on recherche des reflets ardoise. Le poids pour
les deux sexes varie entre 4 et 4,5 kg.
Bon à savoir: ce sont des animaux moins rapides à élever
que le Fauve de Bourgogne, mais leur chair est excellente. Ils s'adaptent
mal à l'élevage sur grillage.
En
pratique
Les
races moyennes produisent des reproducteurs d'un poids oscillant entre
4 et 5 kg à l'âge adulte. Ce format est actuellement largement
utilisé car il assure à la fois une bonne productivité
et une rentabilité suffisante. La croissance est un peu moins rapide
que celle des races de format géant, mais ils sont en général
beaucoup plus prolifiques. Vous pouvez les élever en clapier traditionnel
mais ils s'adaptent souvent très bien au grillage.
Les
petites races
Il
existe une vingtaine de races de petit format. Pour la production de lapins
de chair, préférez les races légères telle
que l'Argenté Anglais, une forme trapue et musclée d'un
poids de 3 kg en moyenne.
Le Brun Marron de Lorraine est plus léger, avec 2,5 kg. Sa robe
est uniformément brune, avec les oreilles joliment ourlées
de noir.
Le Chinchilla porte une fourrure grise marquée de noir, à
reflets bleutés, comme le petit rongeur d'agrément dont
on lui a donné le nom. Compact, bien en chair, il pèse tout
au plus 3 kg.
La Fée
de Marbourg, pèse entre 2,5 et 3 kg environ. C'est un très
joli lapin à la robe gris clair très uniforme, y compris
les yeux. Les poils sont fins, dous au toucher, le corps rond, râblé.
Le Feu Havane
est brun, presque chocolat, avec les yeux entourés d'une auréole
plus clair. Cette même teinte se retrouve à l'intérieur
des oreilles. Poids: 2 à 3 kg.
Le Hollandais
est une race très répandue. C'est un lapin bicolore noir
et blanc qui pèse moins de 3 kg. On le considère aussi comme
en race d'ornement.
Le Petit Russe
est tout blanc, avec des oreilles courtes qui le font ressembler à
un lapin d'agrément. Poids: 2 kg.
Citons
encore : le Doré de Saxe, le Lynx (à la chair
très fine), l'Orylag, le Papillon Anglais, le Petit Papillon, le
Perl Fée, le Petit Bélier, le Sablé des Vosges, le
Satin Ivoire, le Zibeline.
Les races naines comme le Polonais ou le Nian lion sont plus adaptées
aux rôle d'animal de compagnie.
En
pratique
Les
races de petit format donnent des reproducteurs qui ont un poids moyen
idéal compris entre 2 et 3 kg à l'âge adulte. Les
qualités d'élevage et la prolificité sont très
variables. Ils sont économiques à élever, mais il
faut attendre un âge avancé pour obtenir des sujets prêts
à la consommation.
Le
conseil: Les petites races de chair sont appréciées
des éleveurs en raison de leur poids régulier qui correspond
bien aux demandes de la boucherie. Ce sont des lapins bien en chair, avec
peu de graisse. En élevage amateur, on peut préférer
les grandes races et utiliser les petits lapins comme animaux de compagnie,
amis des enfants.
Les
lapins à fourrure
Ces
lapins sont élevés presque exclusivement pour leur belle
fourrure qui est utilisée en mélange avec la laine pour
obtenir un textile de luxe, doux et à fibre longue. Le nom d'Angora
leur est donné car leur fourrure a une texture proche de celle
de la chèvre angora dont on utilise le poil pour confectionner
la laine mohair. Les lapins angoras sont élevés en France
depuis le XIIIème siècle, la région de Bordeaux ayant
été le berceau de son développement. Ce sont toujours
des animaux de petits formats, avec un poids à l'âge adulte
qui varie entre 2,5 et 3 kg en moyenne. Les Angoras se caractérisent
par une fourrure longue, avec des poils qui peuvent atteindre 10 cm. Le
poil angora est très apprécié pour sa grande douceur,
sa solidité et sa chaleur. Un mâle peut produire entre 600
et 800 g de poil par an, la femelle entre 800 et 1200 g. Seuls les lapins
adultes sont productifs. La récolte des poils s'effectue par épilation
de l'animal, à partir de l'âge de deux mois. On utilise un
outillage spécifique. Un Angora est productif jusqu'à l'âge
de quatre ans environ. Il peut vivre environ six ans. Vous pouvez également
élever des Ex qui possèdent une fourrure courte et veloutée.
Quinze variétés de couleurs différentes sont proposées.
Moins répandues, le Satin et le Renard présentent un poil
dense, soyeux et souple, de longueur intermédiaire entre le l'Angora
et le Rex.
En pratique
L'élevage des lapins à fourrure est beaucoup plus contraignant
que celui des races de chair. Il exige un matériel adapté
et des soins attentifs constants. Utilisez des clapiers en bois ou en
amiante-ciment, avec une litière épaisse, constituée
obligatoirement de paille. Cette dernière doit être entretenue
plus régulièrement que pour les races de chair, la qualité
du pelage de l'animal en dépend. Ajoutez environ 500 g de paille
neuve tous les deux jours dans chaque cage et remplacez-la une fois par
mois. Ces races ne supportent pas le grillage. Installez des grandes cages
individuelles de 0,80 m de large par 0,50 m de profondeur sur 0,50 m de
haut. Les cages de reproduction sont plus grandes : 1,10 m de large sur
0,80 m de profondeur et 0,50 m de haut.
Les clapiers doivent être protégés de la pluie et
du vent. Pour obtenir un poil de qualité, entretenez la litière
régulièrement en ajoutant de la paille tous les 2 jours.
Donnez une alimentation riche en protéines. Pour le reste, les
règles sont conformes à celles d'un élevage traditionnel.
Le conseil:
Pour obtenir une fourrure de qualité optimum, les animaux seront
placés dans un local obscur, à l'abri des courants d'air
et de l'humidité. Une nourriture riche en protéines est
indispensable. Equilibrez par conséquent les rations avec des granulés
et des aliments frais, en particulier des feuilles de chou.

LES
SOINS
Le confort du lapin
Le
logement du lapin de chair est un problème crucial pour l'éleveur
débutant, car il faut assurer à ce petit animal émotif
un confort minimum. Le lapin se montre sensible aux bruits et à
l'agitation extérieure. Il ne craint pas spécialement les
humains, mais il est prudent d'instinct, car dans la nature il a beaucoup
de prédateurs...
Trouvez un emplacement dans un bâtiment au sec, à l'abri
de la pluie et des courants d'air. Prévoyez des allées de
70 cm à 1 m.
Différents modes d'élevage
L'élevage en garenne ou en colonies, est réalisé
dans un enclos fermé, équipé de murs lisses et d'un
sol cimenté. Disposez sur le sol une couche de paille d'environ
60 cm d'épaisseur, et des terriers artificiels en bois, à
raison d'un par femelle. Installez ensemble jusqu'à huit lapines
du même âge et un mâle. Il faut retirer régulièrement
les lapereaux quand ils sortent des terriers. Tous les deux ans,, il faut
renouveler l'élevage.
L'élevage en cage individuelle est le plus souvent employé.
Prévoyez des cellules distinctes pour les mères, pour les
mâles et pour l'engraissement des jeunes lapins.
Les
cages
Le
commerce spécialisé propose différents modèles
en réunissant les cages en batterie sur un ou deux étages
superposés.
Les cages en bois peuvent être achetées toutes prêtes,
mais vous pouvez les réaliser vous-même en adaptant les mesures
à vos besoins. D'un emploi facile, le bois assure une bonne isolation
thermique. Elle est assez difficile à désinfecter.
Les cages en
ciment sont très employées, du fait de leur faible coût.
C'est un matériau lourd et cassable, mais il est imputrescible,
facile à nettoyer et à désinfecter.
Les cages grillagées
sont imputrescibles, facile à nettoyer et à désinfecter
(il n'y a plus besoin de litière). Certains lapins fragiles des
pattes ne peuvent pas vivre sur le grillage. Il faut installer un plancher
en caillebotis.
Le
petit matériel
La plupart des clapiers du commerce sont livrés équipés
d'une mangeoire, d'un abreuvoir et éventuellement d'une boîte
à nid.
Les mangeoires à trémies sont en tôle galvanisée
ou en plastique. Leur contenance doit permettre une consommation pendant
plusieurs jours.
Les abreuvoirs
sont indispensables quand vous nourrissez vos lapins avec des granulés.
L'abreuvoir sabot avec porte-bouteilles est un modèle simple et
pratique. Nous vous recommandons les abreuvoirs automatiques qui permettent
à vos lapins de boire à leur soif.
La boîte
à nid permet la mise bas et l'élevage des lapereaux jusqu'au
sevrage, dans de bonnes conditions d'environnement. Optez pour un matériau
facile à désinfecter.
Les
chiffres clés
Lorsque vous installez des clapiers pour la production de lapins de chair,
il y a des dimensions à respecter pour le bien-être de vos
animaux et pour la réussite de votre élevage:
Volume global du bâtiment:
au moins 5,5 à 6 m3 par cage mère.
Pour
la maternité:
prévoyez un volume de 3 m3 par cage mère pour une surface
de 0,30 m2 par animal adulte et un volume de 1,5 m3 par futur reproducteur.
Pour
l'engraissement:
il faut un volume d'environ 5 m3 pour 15 à 18 lapins, soit environ
40 kg de poids vif par m2 de cage.
Il est recommandé de prévoir une surface minimale de 0,25
m2 pour une cage de gestation ou pour celle d'un animal adulte (race moyenne
de 4 kg environ). La lapine et ses petits doivent avoir un minimum de
0,30 à 0,35 m2, sans compter la surface de la boîte à
nid. Cet espace est indispensable pour une bonne reproduction.
L'environnement du lapin
Les lapins sont des animaux particulièrement sensibles aux facteurs
liés à l'environnement tels que la température ambiante
du clapier, l'hygrométrie, l'aération et l'éclairage
de la pièce réservée à l'élevage. En
effet, des températures trop basses ou des changements brusques
de température associés à des courants d'air provoquent
une plus grande sensibilité aux troubles respiratoires. Une hygrométrie
et une chaleur trop élevée augmentent les risques d'infection.
Le chauffage
On recommande une température minimale de 12 à 14 °C
pour les lapereaux à l'engraissement, de 16 à 19 °C
pour les lapines reproductrices avec un maximum de 30 °C. Dans les
boîtes à nids, il faut une ambiance chaude avec 29 à
30 °C. Evitez les brusques écarts de température. La
variation maximale ne doit pas dépasser 3 à 5 °C aux
cours de la journée.
L'aération
et la ventilation
Les
lapins rejettent du gaz carbonique en respirant et le processus de fermentation
de leurs déjections donne de l'ammoniac, de l'hydrogène
sulfuré et d'autres gaz peu agréables. L'aération
permet de renouveler l'atmosphère et de réguler la chaleur
et l'hygrométrie du local. L'idéal est une humidité
relative de l'air d'environ 55 à 80 %. Ce facteur se mesure à
l'aide d'un hygromètre. Le gaz ammoniac est un excellent indicateur
de pollution de l'air car il pique les yeux et provoque une irritation
des voies respiratoires. Il suffit alors de ventiler un peu plus le clapier,
non pas de façon épisodique mais constante. Cette aération
est obligatoire mais évitez absolument les courants d'air froids
quelle que soit la saison.
L'éclairage
Il
joue un rôle très important sur la reproduction. Des études
de l'Institut National de la Recherche Agronomique ont montré qu'un
éclairement de 16 heures par jour est favorable à une bonne
activité reproductrice tout au long de l'année. Un éclairement
correct est nécessaire pour les cages de maternité mais
il faut éviter une exposition au soleil. La luminosité est
bonne si vous pouvez lire votre journal près des cages. A l'engraissement,
la pénombre est aussi efficace que la lumière permanente.
Il suffit d'éclairer au moment des soins quotidiens, sous réserve
de les effectuer à heure fixe pour ne pas perturber les rythmes
du transit digestif de l'animal.
Halte
au bruit
Le
lapin est un animal particulièrement sensible et craintif. Il peut
réagir violemment au moindre bruit extérieur, avec des conséquences
graves sur sa santé et sa croissance. Une frayeur peut parfois
entraîner l'abandon d'une portée entière par la mère
lapine ou provoquer de sa part des phénomènes de cannibalisme.
Il est donc préférable de veiller à la tranquillitéde
vos petit protégés. L'important n'est pas de faire le silence
absolu mais d'éviter tout nouveau bruit violent dans l'entourage
proche des clapiers. Un bon élevage de lapin n'est pas un lieu
de spectacle, surtout si vous avez des enfants. Limitez les visites aux
soins courants, prodigués à heures régulières
tout l'année.
Le
conseil: Une avancée de la toiture et l'isolation du
bâtiment renfermant les clapiers facilitent le contrôle de
la température tout en atténuant les nuisances sonores de
l'environnement. En été, elles évitent un réchauffement
excessif. En hiver, elles ralentissent les déperditions de chaleur
ce qui permet d'économiser du chauffage.
Pour une hygiène parfaite
Pensez en permanence à garantir la bonne santé et le confort
de vos lapins. Il ne suffit pas seulement de bien les installer et de
bien les nourrir. Il faut également assurer une hygiène
aussi parfaite que possible. Ceci nécessite des soins réguliers
et fréquents. La moindre négligence peut entraîner
de nombreux problèmes de maladies et de retard de croissance, surtout
dans les élevages de grande importance.
Le nettoyage
Procédez au nettoyage régulier de la litière (à
changer complètement une fois par semaine) ou du plancher en caillebotis
installé au fond des cages en bois ou en ciment. Ce dernier doit
être nettoyer pratiquement chaque jour par lavage à l'eau
sous pression (jet puissant ou générateur à eau chaude
et forte pression). Si vous utilisez une cage en grillage, déposez
sous celle-ci une couche de sciure de bois pour absorber l'urine et supprimer
les mauvaises odeurs. Tous les jours, ramassez les déjections tombés
sous la cage.
La
désinfection
Cette
étape importante dans la recherche d'une hygiène parfaite
succède en général à un nettoyage avec de
l'eau chaude sous haute pression. On conseille de désinfecter le
clapier et la boîte à nid chaque fois que vous avez sevré
une portée. Pour les cages en bloc inamovible, le traitement désinfectant
est appliqué sur le fond de la cellule. Après un engraissement,
nettoyez toute les cages restées inoccupées. Dans tous les
cas, n'oubliez pas de désinfecter le petit matériel utilisé
: mangeoires à trémies, abreuvoirs, supports de cages, etc.
Traitez également les paniers de transport, la table de soins et
les cages des mâles régulièrement. La désinfection
s'effectue toujours hors de la présence des animaux, installés
provisoirement dans des cages d'attente, à désinfecter elles
aussi après usage, même s'il paraît de très
courte durée. Pour désinfecter, vous pouvez utiliser la
flamme d'une lampe à souder portative. Mais cela est insuffisant
pour détruire tous les germes pathogènes. Employez des produits
désinfectants, à appliquer en solution (suivez bien les
indications données par le fournisseur). Parmi les produits simples
et efficaces, vous choisissez l'eau de Javel, le formol en solution ou
l'ammonium quaternaire. Les spécialités complexes proposées
dans le commerce sont nombreux, très efficaces, avec une action
souvent combinée contre les insectes et les différents germes
indésirables.
Le
vide sanitaire
Afin
d'assurer au maximum la bonne santé de ses animaux, il est recommandé
de pratiquer, tous les deux ou trois ans, ce que l'on appelle le vide
sanitaire. Cette opération consiste à arrêter complètement
l'élevage durant plusieurs mois, en général ceux
d'hiver. L'essentiel est qu'il n'y ait pas de lapines en gestation ou
de jeunes lapereaux non sevrés. Profitez de ce repos pour démonter
les clapiers, effectuer les réparations, nettoyer à grande
eau les cages ainsi que le local dans lequel elles sont installé.
Il est recommandéeégalement de pulvériser un désinfectant
sur l'ensemble des matériels ou de tout repeindre avec des revêtements
insecticides. Si vous ne voulez pas arrêter votre élevage,
vous devez prévoir un local d'attente dans lequel vous placerez
vos lapins. Ce local ne doit pas être contiguë à celui
mis en "quarantaine". Lors du déplacement des animaux,
veillez à ce qu'il n'y ait pas de différence de température
entre les deux pièces et prenez- les avec beaucoup de soins. Un
transport dans un panier ou une caisse est recommandé.
Insectes
indésirables
Les
puces, les poux, les mouches, les acariens et les tiques sont les sources
des plus grandes nuisances. En effet il ne faut oublier que la myxomatose
est transmise par des insectes piqueurs et que certains acariens sont
à l'origine de la redoutable gale des oreilles. Enduisez périodiquement
les murs du local contenant les clapiers et les parois extérieurs
des cages avec un insecticide du commerce. Traitez vos lapins avec un
produit insecticide non toxique en respectant minutieusement les doses
et les conditions d'application préconisées par le fabriquant.
D'une opération de désinfection à l'autre, employez
un traitement différent pour éviter les phénomènes
de plus en plus fréquents d'accoutumance et de résistance
des parasites vis-à-vis d'un insecticide.
Le conseil:
La litière est souvent vecteur d'agents pathogènes. Si vous
utilisez du foin ou de la paille, veillez à ce qu'ils soient bien
secs et qu'il n'aient pas fermenté. Pour les mêmes raisons,
il est tout à fait déconseillé de laisser les chiens
et les chats s'approcher des locaux d'élevage et de l'entrepôt
où est conservée la litière.

L'ALIMENTATION
Les besoins du lapin
L'alimentation
fournit au lapin les éléments dont il a besoin pour sa croissance,
son entretien et sa reproduction. Il est nécessaire de définir
avec le plus de précision possible les exigences de l'animal. Actuellement,
on connaît bien les besoins du lapin en croissance, pour les principaux
éléments de la ration que nous allons étudier successivement.
N'oubliez pas l'eau
Le lapin boit beaucoup quand il est alimenté avec un aliment complet
déshydraté en granulés. En fait, on a constaté
que le lapin avale un volume d'eau qui correspond au double de celui de
la ration d'aliment sec ingurgitée. Cela représente environ
90 ml d'eau par kg de poids vif et par jour pour un jeune en pleine croissance
ou pour une femelle gestante. Pour une lapine en lactation, la quantité
augmente considérablement, pour atteindre 200 à 250 ml par
kg de poids vif et par jour. L'eau distribué doit être parfaitement
propre et renouvelée fréquemment. Elle doit être à
la disposition des lapins en permanence.
La
cellulose
La
cellulose est un des facteurs qui conditionne l'avancement des aliments
dans le tube digestif des lapins? De ce fait, elle est indispensable mais
il n'en faut pas trop pour ne pas réduire la digestion des éléments
nutritifs. Un excès de cellulose entraîne un transit digestif
accéléré. Rapidement, l'animal ne peut plus couvrir
ses besoins énergétiques. Pour les jeunes en croissance,
prévoyez un aliment avec 13 à 14 % de cellulose. Pour les
femelles allaitantes, une teneur de 11 à 13 % est convenable.
Les
matières grasses
Il
y a deux fois plus d'énergie digestible dans les lipides que dans
l'amidon. Mais en général, il n'est pas utile d'ajouter
des matières grasses dans les aliments donnés au lapin.
La ration habituelle contient environ 2,5 à 3 % de corps gras naturels,
ce qui est amplement suffisant.
Les
protéines
L'apport
en matières azotées doit être suffisant en quantité
mais aussi en qualité. Les protéines représentent
environ 15 % de la ration pour les lapereaux en croissance et 16 à
18 % pour les lapines allaitantes. Veillez à la qualité
des matières azotées, c'est-à-dire à leur
composition en acides aminés essentiels. En général,
les aliments complets préparés contiennent du tourteau de
soja et de tournesol en quantité importante, ce qui assure un bon
équilibre de la ration. Attention, si vous donnez une alimentation
en forte teneur en cellulose, diminuez le taux de protéines pour
éviter des risques de troubles digestifs. Quelque soit le type
de nourriture, notez la réaction de vos lapins quand vous leur
proposez ces différents aliments pour connaître leurs goûts.
La
supplémentation
En
général, les aliments complets du commerce sont bien dosés
en sels minéraux et en vitamines? Dans le cadre d'une alimentation
"maison", à base de produits frais variés souvent
différents en fonction des approvisionnements et des saisons, il
est parfois utile d'apporter un complément minéral et vitaminé,
soit occasionnellement soit en permanence selon les performances d'élevage
recherchées. Vous trouverez dans le commerce spécialisé
de nombreux produits fortifiants à base de sels minéraux,
plus ou moins enrichis en oligo-éléments et en acides aminés.
Certains éleveurs utilisent une supplémentation en antibiotiques
pour effectuer une surveillance de la flore microbienne intestinale du
lapin. Cette pratique est réservée exclusivement aux éleveurs
professionnels. Elle fait l'objet d'une réglementation européenne
très restrictive.
Le
conseil: Après le sevrage de vos lapereaux, donnez-leur
une alimentation à base de granulés. D'une part vous éviterez
les problèmes digestifs liés aux aliments verts, d'autre
part cela stimulera leur croissance. Les aliments secs proposés
par Gamm Vert ont été spécialement étudiés
dans ce sens.
Présentation des aliments frais
La mise à disposition des aliments est très variée
dans l'élevage traditionnel. Donnez à vos lapins une alimentation
à base d'aliments frais (herbe, chou, betterave, etc.), de matières
sèches telles que le foin et la paille et de céréales
sous forme de grains ou de farines.
Les principales matières premières
Dans les cultures fourragères, choisissez les avoines en vert,
un excellent fourrage, la luzerne, une des meilleures nourriture riche
en azote et en vitamines, à donner aux reproducteurs et aux femelles
en gestation, l'orge, parfait pour l'engraissement, le lotier, le trèfle
violet et le sainfoin à donner en sec ou en frais. Parmi les cultures
potagères, retenez la carotte pour l'élevage des jeunes
et pour favorisez la lactation, le panais, le topinambour et la pomme
de terre, excellents pour l'engraissement, les choux à donner sans
excès, le thym, le cerfeuil et le pissenlit, véritable régal
pour le lapin. Les plantes sauvages offrent des variétés
innombrables mais demandent une certaine connaissance botanique de la
part de l'éleveur.
Avantages
et inconvénients
Le
premier problème rencontré avec l'alimentation fraîche
est celui de l'approvisionnement souvent difficile en hiver et pour l'éleveur
citadin qui ne dispose pas d'un grand jardin. Les aliments frais tels
que l'herbe fermentent quand ils ne sont pas consommés dans les
heures qui suivent la récolte. Or le lapin mange lentement, en
prenant tout son temps, d'où une altération fréquente
de l'aliment frais avec des déchets et des pertes importantes.
Si vous donnez une ration composée de plusieurs produits différents,
le lapin ne sait pas les choisir pour équilibrer son apport énergétique.
De plus, d'un approvisionnement à l'autre, la valeur nutritive
de l'aliment frais peut varier considérablement et il est difficile
de la contrôler? Sur le plan de l'hygiène, les aliments frais
sont porteurs de nombreux agents pathogènes et ils peuvent être
la source de contamination, notamment pour la maladie hémorragique
virale (V.H.D.).
La
fréquence des repas
Il
faut absolument habituer votre lapin à manger de tout. Mais c'est
un petit animal capricieux et assez difficile. Il peut s'habituer à
un aliment au point de refuser toute nouveauté. Pour limiter les
pertes de nourriture, multipliez le nombre de repas en prévoyant
deux ou trois distributions par jour, ce qui crée un travail supplémentaire
non négligeable.
Préparez
les légumes
Ne
donnez pas les aliments verts tels que vous les avez cueillis dans votre
jardin ou dans la nature. Il faut un minimum de préparation avant
de les introduire dans la cage. Commencez par bien les nettoyer, en enlevant
la terre et les feuilles abîmées et en triant les espèces
pour éliminer celles qui sont toxiques. Lavez les légumes
racines tels que les carottes, betteraves, les radis, etc. Sans les faire
sécher, laissez-les égoutter pour éviter de leur
donner des aliments détrempés. Evitez aussi de leur donner
de l'herbe trop mouillée.
Attention,
danger
Lorsque
vous donnez à un lapin des plantes récoltées dans
un jardin ou dans la nature, il est prudent de ne distribuer que les végétaux
que vous connaissez bien. Beaucoup de plantes se révèlent
toxiques et parfois très vénéneuses. Comme il n'est
pas question de se fier à l'instinct des animaux, fortement amoindri
par des siècles de domestication, effectuez un tri sévère
dans la ration avant de la distribuer. A éviter absolument: l'aconit,
le mouron rouge, les anémones, la belladone, la ciguë, l'hellébore,
les euphorbes, le mouron bleu, la populage des marais, le bouton d'or,
le buis, la jusquiame et la morelle. Toutes ces plantes risquent d'entraîner
des vomissements, des diarrhées, et même la mort. Chez la
lapine, on peut observer des troubles de la lactation et des risques d'avortement.
Le
conseil: Pour être certains de donner à consommer
à vos lapins les bonnes herbes, aménagez dans votre jardin
un espace dans lequel vous cultiverez leur alimentation. Gamm Vert vous
propose toute une série de graines de plantes légumières,
condimentaires et fourragères, propre à les satisfaire.
Les aliments préparés complets
(1)
De plus en plus, l'alimentation du lapin fait appel à des aliments
complets préparés, disponibles toute l'année dans
le commerce spécialisé. Les progrès de la recherche
scientifique en matière d'alimentation animale ont permis d'élaborer
des préparations équilibrées et bien adaptées
aux besoins énergétiques du lapin, quel que soit son stade
de développement. Pratiques à utiliser, d'une qualité
énergétique fiable dans le temps et d'un coût raisonnable,
ces aliments complets sont une véritable aubaine pour l'éleveur
enfin libéré des éternels problèmes d'approvisionnement
et d'hygiène que posent les aliments frais. Sur le contenant des
préparations alimentaire du commerce, vous devez trouver les indications
du type du lapin auquel l'aliment est destiné, la date de fabrication
et la date limite de consommation, la liste des matières premières
employées et les teneurs garanties en eau, en protéines
brutes, en matières grasses, en cellulose brute, en matières
minérales, en vitamines et en supplémentation.
Les matières premières principales
L'aliment complet préparé est présentsous la forme
de garnulés. D'une région à l'autre, en fonction
des différentes sources d'approvisionnement au cours de l'année,
vous pouvez observer une composition en matières premières
évoluant sans pour autant entraîner une modification de la
qualité énergétique globale de l'aliment. Les composants
les plus fréquemment employés sont les céréales
(10 à 25 %) avec le blé, l'orge mais aussi le maïs
et l'avoine, des produits de meunerie comme le son, les remoulages et
la farine base ( 5 à 25 %), des tourteaux de soja et de tournesol
(5 à 15 %), des graines de plantes oléagineuses tels que
le pois fourrager ou la féverole (5 à 15 %), de la luzerne
séchée et broyée ( 25 à 35 %), divers déchets
industriels comme les drêches de brasserie, la pulpe de raisin ou
de betterave ( 2 à 12 %) et de la mélasse ( 3 à 5
%) pour agglomérer l'aliment et donner uneplus grand appétence
aux granulés. Sachez qu'aucun de ces composants n'est obligatoire
pour l'alimentation du lapin. Certains éléments peuvent
parfois manquer. Mais c'est l'équilibre des nutriments et de l'apport
énergétique total qui importe.
Le
granulé idéal
Les
aliments préparés sous forme de granulés doivent
être durs, sans aucun éléments farineux. Leur taille
idéale est de 2,5 à 5 mm de diamètre pour une longueur
de 5 à 8 mm. D'autre part, il faut éviter l'emploi d'un
aliment à base de farine de poisson. Cette nourriture n'est pas
appréciée des lapins et la viande prend un mauvais goût.
Éléments
de base de l'aliment préparé
Cette
préparation industrielle contient un mélange soigneusement
étudié et dosé de différents composants riches
en énergie et d'autres en cellulose.
1 Matières riches en cellulose: la luzerne, la paille, les
pulpes déshydratées de betteraves et de raisin, le tourteu
de tournesol.
2 Matières
riches en protéines: les tourteaux de soja et de tournesol, les
graines de pois et de féveroles.
Les acides aminés indispensables sont la lysine, le tryptophane,
la thréonine, la leucine, l'isoleucine, la valine, l'histidine,
l'arginine, la phenylalanine et la tyrosine.
L'apport vitaminique complexe comporte en majorité de la vitamine
A et D. Les oligo-éléments principaux sont le fer, le cuivre,
le zinc, le manganèse, le cobalt, l'iode et le fluor.
Le
conseil: évitez de mettre la nourriture en granulés
dans une gamelle, une assiette ou tout autre récipient dans lequel
l'animal peut monter. Il risque de souiller et de gâcher ces aliments.
Mieux vaut utiliser une trémie, plus propre, qui, de plus, vous
permet de vérifier les quantités consommées.
Les aliments préparés complets
(2)
Les aliments préparés complets connaissent un succès
de plus en plus important en raison de leurs très nombreuses qualités
aujourd'hui reconnues par le plus grand nombre d'éleveurs.
Avantages et inconvénients
Cet aliment complet équilibré est la solution fiable et
pratique pour répondre aux besoins du lapin qui est incapable de
choisir des aliments pour obtenir une ration équilibrée,
contrairement au pigeon ou au poulet. Les granulés sont faciles
à stocker dans un lieu sec, à l'abri de toute contamination.
Ils permettent une meilleure hygiène et un dosage précis
de la ration à distribuer, ce qui évite au maximum le gaspillage.
Les lapins n'aiment pas les aliments farineux mais ils apprécient
la présentation sous forme de granulés durs qui permet une
usure régulière de leur dentition.
La
fréquence des repas
Pendant
les périodes d'engraissement et d'allaitement, le lapin est alimenté
à volonté. Il doit toujours avoir de la nourriture à
disposition dans la mangeoire trémie. Veillez au bon fonctionnement
de cette dernière, qui doit assurer un écoulement automatique
de la réserve d'aliment au fur et à mesure de la consommation
par les animaux. Nous vous conseillons un contrôle quotidien de
l'approvisionnement, même si les modèles de trémies
possèdent une réserve d'aliments de plusieurs jours. Les
lapins alimentés à volonté font environ 20 à
30 petits repas par jour, avec une prise d'aliment plus importante en
fin d'après-midi et dans la nuit. En dehors de ces périodes
pratiquez le rationnement des animaux pour éviter une prise de
poids inutile. Suivez les quantités préconisées par
le fabricant en fonction du format des races élevées. Donnez
une distribution de nourriture une fois par jour, toujours à heures
régulières et en quantités égales d'un jour
à l'autre. Les animaux rationnés doivent avoir vidé
leur mangeoire quand la distribution suivante a lieu. Dans tous les cas,
un contrôle quotidien de la consommation par observation de la descente
du niveau d'aliments dans la trémie est un excellent moyen, pour
suivre l'état général des animaux.
Le
stockage
Il
est préférable de ne pas stocker trop d'aliments complets
préparés pour éviter leur détérioration
même s'ils ont une date de péremption très longue.
Rangez-les dans un local sain, frais et aéré, à l'abri
de l'humidité. Evitez de le poser à même le sol, un
caillebotis est à préférer ou éventuellement
un petit placard style garde-manger. De même, fermez les sacs après
chaque utilisation et protégez les emballages des attaques des
rongeurs nuisibles tels que les rats et les mulots très friand
de ce genre de nourriture. Le local ou vous stockez les aliments pour
vos animaux familiers convient tout à fait.
Alimentation
et coût de production
L'alimentation
représente en moyenne 75 % du prix de revient d'un lapin de chair,
hors main-d'uvre. Selon les races et les conditions de l'environnement
dans lequel les lapins sont maintenus, on estime que la consommation journalière
d'une souche moyenne est d'environ 100 à 150 g pour une croissance
de 30 à 50 g par jour. Cela correspond à une consommation
de 3 à 4 kg de nourriture pour une augmentation de 1 kg de poids
de lapin. Les lapines reproductrices consomme entre 250 et 600 g d'aliment
par jour en fonction de la race et du nombre de lapereaux laissés
à la mère. A l'approche du sevrage, toute la portée
consomme environ 800 à 1000 g de nourriture par jour. Les reproducteurs
de race moyenne en période d'entretien, se contentent d'une ration
de 120 à 150 g par jour, soit 35 g par kg de poids vif.
Le
conseil: Par temps humide, il est préférable
d'utiliser une petite pelle pour charger plus commodément les mangeoires
ou les trémies avec les aliments secs. De même, ne donnez
pas le fond du sac, les granulés se sont souvent transformés
en farine peu appréciée par les lapins.

LES
MALADIES
Comment les soigner
Le
lapin est un animal sensible. Les troubles qui le menacent sont nombreux.
Mais l'hygiène, la prévention des maladies courantes et
la conduite rationnelle de votre élevage doivent vous permettre
de limiter les risques de maladie.
La myxomatose
Très contagieuse, cette maladie virale est la plus connue. Elle
se transmet par contact avec des animaux infectés grâce aux
insectes piqueurs (puces, moustiques). On observe une boursouflure de
la tête et des organes génitaux et un amaigrissement rapide.
La forme aiguë de la maladie entraîne la mort du lapin en quelques
jours. La forme chronique est plus répandue. Le lapin ne meurt
pas et demeure un porteur de germes. Sa croissance est très ralentie.
Bon à savoir: il n'existe aucun traitement. Tous les animaux atteints
doivent être éliminés. A titre préventif, vaccinez
vos lapins. Mettez en quarantaine tout nouvel animal. Luttez contre les
insectes parasites. Désinfectez régulièrement vos
locaux.
La
V.H.D.
La
maladie hémorragique virale atteint les adultes et les jeunes après
le sevrage. Foudroyante, la mort intervient en quelques jours après
les premiers signes visibles de maladie (écoulement nasal sanguinolent).
Bon à savoir: la lutte est préventive, par vaccination.
Appliquez les mêmes règles strictes d'hygiène que
celles préconisées pour la myxomatose.
Les
coccidioses
Ce
sont des causes de pertes importantes dans les élevages. On distingue
deux grands types de coccidioses: les intestinales (très fréquentes)
et l'hépatique. Les premières donnent le "gros ventre"
et des diarrhées. L'issue est rapidement fatale. La coccidiose
hépatique est rarement mortelle mais elle provoque un retard de
croissance. Chez le sujet atteint, le foie est inconsommable. On découvre
la maladie après l'abattage de l'animal qui présente boules
blanches sur le foie.
Bon à savoir: l'aliment fermier, la paille et les crottes sont
les vecteurs de la maladie. L'utilisation d'une alimentation complète
en granulés, le nettoyage systématique des clapiers et du
matériel utilisé à l'eau chaude (90 °C) permettent
une lutte efficace. Des traitements existent mais ils doivent faire l'objet
d'un suivi vétérinaire.
Erreurs
alimentaires
Un
aliment porteur de moisissures ou une alimentation inadaptée (pauvreté
en lest, excès de protéines, taux d'amidon excessif ou insuffisant..)
entérinent des troubles digestifs avec une diarrhée ou une
constipatioin selon les cas.
Bon à savoir: supprimez les causes de la maladie en donnant à
vos lapin une alimentation équilibrée.
Maladies
respiratoires
Elles
sont fréquentes chez le lapin. Le coryza se manifeste par des éternuements
répétés et par un écoulement nasal blanchâtre.
Il peut évoluer vers la pasteurellose respiratoire, une forme de
pneumonie.
Bon à savoir: l'affection se soigne avec des antibiotiques. Consultez
votre vétérinaire, il vous conseillera. A titre préventif,
veillez à une bonne alimentation et à un hygiène
parfaite.
Parasites
externes
Les
principaux sont les puces, les poux, les tiques et la gales des oreilles.
Bon à savoir: luttez contre les premiers avec des insecticides
à base de pyrèthre. Les tiques, rares, s'enlèvent
en les humectant de xylol ou de benzine. La gale doit être traitée
avec un acaricide et par une désinfection du clapier.
Comment
prévenir ?
La
prévention commence avec le choix du matériel d'élevage
et son installation. Vous devez aussi réfléchir à
votre disponibilité et au temps que vous devrez consacrer à
vos lapins pour leur assurer un bien-être maximal et une hygiène
parfaite. Celle-ci passe par deux étapes qui visent à détruire
les germes pathogènes et les parasites:
Le nettoyage
Il
intervient après chaque changement d'animaux et après le
sevrage d'une portée. Il concerne tout le matériel. Cette
opération s'effectue hors de la présence des animaux.
La
désinfection
Elle
suit le nettoyage et permet d'éliminer les germes que le nettoyage
n'a pas atteint. Utilisez des agents chimiques désinfectants en
solution.

L'ÉLEVAGE
(2)
La
préparation des reproducteurs
La
reproduction est l'activité primordiale de l'élevage du
lapin de chair. Une bonne maîtrise de cette étape permet
d'espérer une production optimale. Il n'y a pas de cycles sexuels
réguliers chez la lapine. C'est le transfert dans la cage du mâle
et le choc nerveux causé par la saillie qui déclenchent
les sécrétions hormonales à l'origine de l'ovulation.
Celle ci est possible en principe à tout moment sauf pendant la
période de gestation.
En attendant la première saillie
Elevez les jeunes lapins dans le même local, pour accélérer
la maturité sexuelle des lapines.
1 Le logement doit être individuel pour les mâles dès
l'âge de 3 mois, avec un éclairement moyen régulier
sur la journée de 8 heures. Les lapines isolées dans des
cages individuelles dès la onzième semaine, sont soumises
au même rythme d'éclairage, sauf pendant les quatre jours
qui précèdent la présentation au mâle. Il faut
alors passer à 16 heures d'éclairement par jour. Ce changement
stimule l'acceptation de l'accouplement.
2 La
nourriture, jusqu'à l'âge de trois mois, est donnée
à volonté, que vos futurs reproducteurs proviennent de votre
élevage ou qu'ils soient achetés. Employez un aliment complet
de type "engraissement", pas trop riche en protéines.
Au-delàde cette période, rationnez les espèces qui
ont tendance à "faire du gras". Arrêtez ce régime
forcé une semaine avant la saillie.
La saillie
3 Le
jeune mâle doit avoir entre 4 mois et demi et 5 mois pour une première
expérience. La lapine peut être saillie dés l'âge
de quatre mois. Amenez toujours la femelle dans la cage du lapin et surveillez
le bon déroulement des opérations pour retirer la femelle
au moindre affrontement ou si elle refuse le chevauchement. Un mâle
ne doit pas être utilisé plus de 3 à 4 fois par semaine
et pas plus de 2 à 3 fois par jour, avec une activité plus
réduite à la fin de l'été. Notez sur la fiche
du mâle et sur celle de la femelle la date de la saillie et l'identité
du reproducteur conjoint.
La
gestation
La
gestation dure 31 jours en moyenne chez la lapine. Elle est déterminée
par la palpation de la mère 12 à 14 jours après la
saillie.
L'installation
de la future mère
Trois
ou quatre jours avant l'accouchement, installez la boîte à
nid avec des copeaux ou de la paille.
L'alimentation
La
lapine est rationnée pendant toute la gestation mais nourissez-là
à volonté dès le début de la lactation car
ses besoins sont multipliés par quatre.
La
mise bas
Quelques
jours avant, la femelle s'active dans la boite à nid. Elle arrange
la paille avec agitation? Elle s'épile le ventre. La mise bas a
lieu la nuit, sans intervention de l'éleveur. Vérifiez le
lendemain que tous les jeunes sont vivants et bien couverts par les poils
dans le nid. Le froid est une des causes principales de mortalité.
Les
accidents possibles
La
mère peut refuser le nid et mettre bas sur le sol. Elle peut tuer
ses petits et les manger. Cela est du à un manque d'eau de boisson,
à une frayeur ou au caractère de la mère (dans ce
cas, reformez-là). L'abandon de la portée résulte
souvent d'un manque de lait ou d'un environnement trop froid.
Le
rythme de reproduction
Après
la mise bas, l'éleveur se pose souvent la question du délai
à respecter avant de représenter la femelle au mâle.
Trois possibilités existent:
Le rythme extensif: la nouvelle saillie
intervient après le sevrage des lapereaux. Cette méthode
limite beaucoup la productivité de l'élevage.
Le
rythme semi-intensif: la saillie est effectuée environ
10 à 15 jours après la mise bas.
Le
rythme intensif: il tient compte de la physiologie particulière
des lapines qui sont amenées au mâle 24 à 36 heures
après la mise bas. Ce procédé est à réserver
aux éleveurs expérimentés.
Un avis: adaptez le rythme des reproductions en fonction des saisons,
de l'importance de la portée qui vient de naître, de l'âge
et de la condition physique de la femelle et de vos besoins en matière
de production de lapin de chair.
Le
conseil: Pour savoir si votre lapine est pleine, faites une
palpation du ventre de la mère. Pour cela, elle doit être
posée sur le sol et calme. Passez votre main doucement le long
de l'abdomen de la lapine, entres ses cuisses arrières. Vous devez
sentir des petites protubérances qui correspondent aux ftus.
L'élevage des jeunes
Il est conseillé de réduire les portées d'une douzaine
environ à 8 ou 9 lapereaux par mère. Les jeunes excédentaires
sont souvent bien adoptés dans les trois jours qui suivent la mise
bas par des femelles moins prolifiques. Faites toujours adopter des lapereaux
de poids et d'âge correspondants. La lapine produit beaucoup de
lait, l'unique nourriture des jeunes jusqu'au 20ème jour. Les jeunes
tent une fois par jour, en général tôt le matin. Si
vous observez une agitation chez les jeunes dans la journée, vérifiez
l'état des mamelles de la lapine.
Surveillance des lapereaux
Dans les premiers jours, la température du nid doit rester entre
30 et 35 °C. Visitez le nid tous les jours tout en maintenant la portée
dans le plus grand calme. Les abreuvoirs sont accessibles pour les jeunes
à partir de l'âge de 18 jours.
Le
sevrage
C'est
la période pendant laquelle les lapereau cessent de s'alimenter
avec le lait de leur mère pour manger des aliments solides. Elle
intervient entre le 27ème et le 35ème jour après
la mise bas. On qualifie le sevrage de "brutal" car l'opération
est réalisée en une seule fois. Placez la lapine dans une
cage propre individuelle et les petits lapins dans le local d'engraissement
à raison de 6 à 8 pour une cage d'un demi mètre carré.
L'engraissement
C'est
l'étape qui intervient juste après le sevrage. Elle ne pose
pas de problème particulier pour l'éleveur qui ne doit pas
pour autant négliger les soins à donner aux jeunes lapins
et les mesures strictes d'hygiène. Évitez une densité
d'animaux trop élevée dans les cages, cause de mortalité.
Le local peut être faiblement éclairé mais toujours
avec un rythme régulier, à raison de quelques heures par
jour. En général, on tue ou on vend les jeunes lapins quand
ils atteignent un âge compris entre 75 et 90 jours.
Le conseil:
Après le sevrage, profitez du transfert des lapereaux pour les
examiner avec soin, un par un. Vérifiez également l'état
des mamelles de la lapine. Si elles sont gonflées et dures, il
y a un risque de mammite. Il faut alors appliquer une pommade antiseptique
ou faire appel à un vétérinaire.
FIN
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